mardi 27 mars 2012

[Anime] La Loi d'Ueki

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Il m'en aura fallut du temps pour enfin me décider à regarder « La Loi d'Ueki » et maintenant que j'en suis venue à bout, c'est comme s'il me manquait quelque chose. Ma petite dose quotidienne de bonne humeur et de rebondissements! J'aime bien les Shônen mais j'ai tendance à me lasser quand le nombre d'épisodes commence à dépasser la centaine. Ça tombe bien, « La Loi d'Ueki » n'en compte que 51 et est adapté d'un manga de Tsubasa Fukuchi comprenant seulement 16 tomes. Et en plus de cette qualité indéniable à mes yeux, il faut dire qu'il est difficile de ne pas accrocher à un animé tel que celui-ci. Mais avant de vous en dire plus, voyons de quoi ça parle!

Ueki Kousuke est un garçon plutôt banal si ce n'est que son sens de la justice est très développé. C'est la raison pour laquelle il est choisit par son professeur, Kobasen qui se trouve être un aspirant-Dieu, pour participer à un grand tournoi dont l'enjeu est la place de Dieu pour l'aspirant et le Don Vierge pour le participant. Pour cela, chaque aspirant offre un pouvoir au lycéen qu'il a choisit, c'est ainsi qu'Ueki se retrouve avec celui de changer les détritus en arbres. Mais le jeune garçon se lance dans cette bataille avec un handicap. En effet, chaque participant part avec un nombre de dons définis, il en perd un chaque fois qu'il utilise ses pouvoirs contre quelqu'un qui n'en a pas et il en gagne un en cas de victoire contre un autre participant. Lorsque le nombre de dons atteint le chiffre zéro, le participant disparaît. Mais Ueki, pourvu de bien peu de dons, a tendance à faire passer sa justice avant sa propre vie! En apprenant cela, une camarade de classe d'Ueki, Ai Mori, décide de le surveiller afin qu'il ne commette pas l'irréparable.

Concrètement, et aussi long que soit le synopsis, l'animé va beaucoup plus loin. J'ai vraiment eu du mal à écrire quelque chose qui donne envie de découvrir cet animé tout en ne dévoilant rien qui puisse gâcher le plaisir qu'on éprouve en le découvrant. Donc maintenant, il m'incombe la lourde tâche de vous expliquer pourquoi j'ai aimé « La Loi d'Ueki » et surtout de donner à un maximum de gens l'envie de se lancer parce qu'il n'a vraiment pas eu le succès qu'il mérite!

Tenko, Mori, Rinko, Hideyoshi
Sanosuke, Ueki et Robert Haydon

« La Loi d'Ueki », ça commence comme un shônen tout ce qu'il y a de plus banal. Un héros candide et généreux mais qui sait se battre, des super-pouvoirs cheaté (ou pas), des combats impressionnants (ou pas du coup) et des valeurs telles que l'amitié, le courage et la persévérance mises à l'honneur. Du coup, qu'est-ce que « La Loi d'Ueki » peut avoir de plus que les autres, me dires-vous. Qu'est-ce que cet animé peut apporter de nouveau à ce genre déjà torché dans tous les sens? Difficile à dire. Peut-être un héros un peu plus perché que les autres, qui a accepté le pouvoir offert par Kobasen pour créer de arbres, voire défendre les plus faibles, mais en aucun cas pour se battre ou remporter quelque chose. D'ailleurs, quel héros de shônen serait parti à l'aventure avec pour seul pouvoir celui de changer les détritus en arbre? Ça parait carrément loufoque d'imaginer Luffy, Naruto ou Ichigo avec ce genre de pouvoirs! Et pourtant, pas tant que ça! Car une autre originalité de cet animé, c'est justement les pouvoirs des personnages qui peuvent paraître bizarre voire ridicule à première vue mais qui sont si bien exploités par leurs détenteurs qu'ils finissent par nous sembler exceptionnels.

Pouvoir de changer les déchets en arbre!

« La Loi d'Ueki »  passe également sur l'étape du parcours initiatique du héros. Ici, pas de voyage autour du monde pour devenir plus fort, pas d'entraînement des heures durant pour y parvenir. L'histoire avance très vite, les combats se suivent mais ne se ressemblent pas et surtout, le scénario nous entraîne de surprises en surprises! Il se passe tellement de choses auxquelles on ne s'attend pas qu'on a pas le temps de s'ennuyer une seule seconde et tout est plutôt bien pensé. Chaque fin d'épisode nous donne l'envie incontrôlable d'enchaîner sur le suivant pour continuer à suivre les aventures d'Ueki et de sa bande de potes. D'ailleurs, les personnages sont assez nombreux mais ils sont tous plutôt bien développés à partir du moment où ils jouent un rôle assez important dans l'histoire, qu'il s'agisse des alliés ou des ennemis. La plupart d'entre eux sont d'ailleurs attachants, avec leurs forces et leurs faiblesses, et pour une fois, j'aime vraiment le héros qui sait s'appuyer sur ses amis mais uniquement quand il le faut vraiment et sans s'octroyer tous les mérites (Non, je ne pense pas à Seiya!).

D'un point de vue plus technique, l'animation est malheureusement très en dessous de ce qui se faisait à la même période (Mai-HiME par exemple). Par contre le chara-design est un peu plus soigné que celui du manga, à mon avis. En tout cas, c'est assez différent. Par contre, un gros coup de coeur pour les musiques qui sont tout simplement épiques, notamment durant les combats!


Voilà voilà, j'espère que ce petit article aura éveillé votre curiosité! 

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mercredi 21 mars 2012

[WebSérie] Noob - Saison 1

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En tant qu'ancienne joueuse de World of Warcraft, s'il y a bien une WebSérie qui me parle, c'est Noob! Actuellement en pleine saison 4, je reviens vous parler de la toute première saison que Chéri et moi avons revu intégralement Dimanche. Composée de 22 épisodes dont la durée varie de 5 à 15 minutes, la WebSérie est diffusée sur la chaîne Nolife depuis Septembre 2008. Les épisodes sont également disponible gratuitement sur le site officiel : Noob-TV!

Alors Noob, ça parle de quoi?
Nous sommes embarqués dans l'univers d'Horizon, un MMORPG où l'entraide est de mise. Arthéon est le chef de la guilde "Noob" qu'il a rejoint après qu'un MJ ait supprimé son ancien personnage, et il tente tant bien que mal de regagner tout ce qu'il a perdu. La guilde "Noob" étant la seule à accepter les joueurs de bas niveau, elle est composée de membres considérés comme les pires joueurs de tout Horizon. C'est donc accompagné de Gaea, une invocatrice cupide qui ne pense qu'à récolter des crédits, Omega Zell, un assassin misogyne qui rêve de rejoindre la guilde "Justice", et Sparadrap, un prêtre qui a plus tendance à soigner ses ennemis que ses alliés, qu'Arthéon espère venir à bout du premier étage de la Tour Galamadriabuyak, qui permet d'aller au-delà du niveau 10!

Créée par Fabien Fournier, la WebSérie «Noob» s'inspire notamment de l'univers de World of Warcraft mais tous les joueurs de MMORPG, voire de RPG, peuvent y trouver leur bonheur! En effet, au-delà de l'aspect MMO, il y a réellement une myriade de références faites à d'autres jeux vidéo mais aussi à des animés ou encore à des films. Puis quiconque ayant côtoyé un jeu en ligne n'aura aucun mal à reconnaître certaines situations à la fois hilarantes et vraies! C'est le genre de trucs que tu regardes et tu ne peux pas t'empêcher de te dire "Ah ouais mais putain, c'est trop ça!". Et l'autre gros point fort de «Noob», c'est sans aucun doute son casting pas forcément parce que ce sont des acteurs super talentueux mais parce qu'ils aiment vraiment ce qu'ils font, ils y prennent plaisir même si ça leur rapporte pas forcément grand-chose (en tout cas, pas au début). Et puis pour avoir croisé leur route plusieurs fois, je peux affirmer que ce sont des personnes généreuses, très accessibles et qui se prennent pas la tête!

A la Japan Expo Sud 2011, avec Sparadrap et Omega Zell

J'ai par exemple eu la chance de les rencontrer à la Japan Expo Sud - 3ème Vague! J'en ai vu beaucoup de plus ou moins loin (Phantom, Ystos, Gaea...) mais surtout, j'ai eu la chance d'approcher Sparadrap et Omega Zell, mes deux personnages préférés avec qui j'ai pu échanger quelques mots et faire des photos! J'ai aussi pu avoir un autographe d'Omega Zell et d'Ash le Farmer Chinois sur ma BD de la série =)
Je ne saurais que trop vous conseiller de vous lancer dans cette WebSéries qui continue à me faire mourir de rire même au bout de 4 saisons! Il existe aussi une BD scénarisé par Fabien Fournier, avec Philippe Cardona (Sentai School) au dessin, puis des romans écrit également par Fabien Fournier!
Mais je vous parlerai de tout ça une prochaine fois, et je vous laisse avec quelques images.

La guilde "Noob", au début

Attention derrière toi Sparadrap!
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lundi 19 mars 2012

La Dame en noir - James Watkins

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La Dame en noir
Film Britannique, Canadien, Suédois
Réalisé par James Watkins
Titre original : The Woman in Black
Année : 2012
Durée : 1h35
Avec : Daniel Radcliffe, Ciaràn Hinds, Janet McTeer, Liz White, Roger Allam...

A l'occasion de mon anniversaire et aussi du Printemps du Cinéma (du 18 au 21 Mars, toutes les séances à 3,50€), Chéri et moi avons décidé d'aller hier au cinéma pour voir «La Dame en noir» avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal. Je vais essayer de faire une critique à chaud de ce film même si je reste encore assez mitigée sur ce que j'en ai pensé. Le plus dur, c'est quand même de voir Daniel Radcliffe interpréter un autre personnage que Harry Potter, d'autant plus quand ce personnage est un père de famille. Je veux dire, sa prestation est loin d'être mauvaise mais de passer d'Harry Potter à ce rôle dans un film d'épouvante... Il y a un trop grand écart. Je comprend totalement que l'acteur ait voulu se défaire de l'image du petit magicien, mais il aurait du y aller de façon plus progressive. Personnellement, j'ai trouvé que ce choix n'était pas très judicieux car le film perd beaucoup en intensité et en crédibilité. Je sais pas si c'est le cas de tous ceux qui l'ont vu, mais je n'ai pas pu m'empêcher de tout ramener à Harry Potter. Daniel Radcliffe dans un train, c'est forcément le Poudlard Express ; Daniel Radcliffe dans un train glauque, les détraqueurs arrivent ; Daniel Radcliffe dans le noir, "Lumos!", Daniel Radcliffe devant une porte fermée, "Alohomora!"...

Daniel Radcliffe n'est plus Harry Potter!

Bon après, ce n'est pas le seul défaut du film donc le choix d'un acteur plus mûr n'y aurait peut-être pas changé grand-chose. Je l'avoue, les films d'horreur ne me font pas peur donc je suis sans doute mauvais public. Il y a certaines choses qui m'effraient, mais ça tient plus de l'ambiance générale que de la volonté du réalisateur à faire un truc effrayant. Par exemple, certains épisodes de «Doctor Who» m'ont fait flipper (ceux des Anges Pleureurs par exemple) alors que je me suis endormie devant «Paranormal Activity» (vous avez le droit de penser que je suis pas normale!). Bref, dans «La Dame en noir», il y a une ambiance assez malsaine mais c'est surtout de la peur de "sursaut" du genre un gros silence suivi d'une apparition effrayante ou d'un bruit soudain. Donc oui, j'ai sursauté mais c'est tout. Je n'ai pas été imprégnée de l'ambiance, d'autant plus que ce sont toujours les mêmes effets qui reviennent. Donc j'ai eu le "trouillomètre" à zéro du début à la fin. Bon OK, j'ai pas eu peur mais ça ne tient qu'à moi. Alors qu'en est-il du scénario? Voici un petit synopsis emprunté à Allociné.

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

J'ai trouvé l'histoire intéressante mais elle l'aurait pu l'être plus. Le potentiel de ce scénario aurait pu être beaucoup plus et beaucoup mieux exploité et j'ai trouvé ça dommage. J'aurai aimé que l'histoire, l'arrivée de cette «Dame en noir» soit mieux emmenée dans l'histoire, que le jeune Arthur en apprennent plus sur elle et qu'il apprenne à la connaître tout au long du film, peut-être via les villageois, de façon à ce qu'on puisse mieux comprendre les évènements, ses desseins. Là, j'ai eu l'impression que tout était balancé d'un bloc, du coup y a pas vraiment eu de suspens alors que je m'attendais à un éventuel twist, un gros retournement de situation sur ce qu'on avait appris au sujet de cette mystérieuse femme. Mais s'il y a effectivement eu un retournement de situation, il n'était pas à la hauteur voire inutile. La fin ne m'a pas du tout convaincue, je ne l'ai pas comprise. J'aime pas les films où la fin n'est pas claire, et encore moins quand on a cette impression du "tout ça pour ça". Rha, ça m'énerve un peu de faire une critique négative de ce film parce que je l'ai pas trouvé mauvais mais il aurait pu être tellement mieux! Donc si vous avez un peu de temps libre avant la fin du Printemps du Cinéma, je vous invite quand même à aller voir  «La Dame en noir» au cinéma! Peut-être que l'âge me rend juste aigrie alors j'attends votre avis sur ce film :)




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dimanche 11 mars 2012

PxP - Wataru Yoshizumi

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PxP
(Paru en 2007 au Japon)

Auteur : Wataru Yoshizumi
Genres : Manga, Shôjo, Romance, Japonais
Editions : Glénat 
Nombre de volumes : 1
Prix : 6,56€ sur Amazon


PxP, one-shot de Wataru Yoshizumi qu'on connait notamment pour son très célèbre Marmalade Boy, et seul manga que j'ai pris le temps de lire depuis que j'ai repris la fac. Pourquoi? Tout simplement parce que j'ai tellement de lecture en retard pour mes cours que dès que j'ai envie de me lancer dans la lecture de quelque chose d'autre, je culpabilise! Mais lire des mangas me manque, et retrouver le goût en commençant par quelque chose de court me semblait approprié. Même s'il ne porte que le titre de la première petite histoire, ce volume en renferme en réalité deux : PxP et Baby it's you, qui est beaucoup plus courte.

Dans la première histoire, PxP, on suit le quotidien peu banal de Ruri Himeno. Elle est non seulement la vice-présidente des élèves au lycée Seiô mais également le mystérieux « P », connu pour dérober des objets sans valeurs contre de l'argent. Pour cela, elle est aidée de Yûma Susa, le génie de son lycée, dont elle est follement amoureuse. Mais cet amour ne semble pas partagé.
La seconde histoire, Baby it's you, nous raconte l'histoire de Kumi. Idole de son lycée, elle est choisie par le club de théâtre de son lycée, le Comtaka, pour interpréter le premier rôle masculin de la pièce qu'ils doivent jouer. Bien que moyennement motivée, elle finit par accepter le rôle, encouragée par le professeur dont elle est secrètement amoureuse.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce one-shot, notamment PxP que j'aurais même aimé un peu plus long. Deux ou trois tomes auraient permis de développer un peu plus l'histoire et les personnages mais avec le risque que l'histoire devienne un peu répétitive. J'ai bien aimé le personnage de Ruri qui n'a pas peur de clamer haut et fort qu'elle aime l'argent, c'est un trait de caractère assez rare dans un Shôjo, surtout quand il apparaît chez l'héroïne! Concernant Baby it's you, l'histoire est tellement courte qu'il ne s'y passe pas grand-chose et qu'on n'a pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages. Mais quoi qu'il en soit, on reconnait bien le style de Wataru Yoshizumi qui, sans trop s’éloigner des codes du shôjo, a su se démarquer  par son trait fin et ses personnages hauts en couleur!
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jeudi 8 mars 2012

Retour sur l'immersion de « Zita dans la peau d'une obèse »

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J'avais parlé des craintes que j'avais vis-à-vis de cette émission ici, et je reviens pour faire le point une semaine après la diffusion. J'avais eu quelques retours au précédent article, et les réponses étaient celles auxquelles je m'attendais. Globalement, je suis d'accord avec Mme D et Ylana! Mais je suis contente d'avoir eu une réaction "en faveur" de Zita et de son action, mon but étant d'essayer de faire changer les mentalités. Et même si cet article ne fait changer d'avis qu'à une seule personne, et bien ce sera déjà ça!

Comme beaucoup de personnes, à l'annonce de l'émission je pensais que cette fois le sujet serait traité autrement. Que la journaliste se mettrait réellement dans la peau d'une obèse (au moyen d'un costume, ou en côtoyant des obèses et en les suivant dans leur vie de tous les jours), et qu'elle aborderait des sujets tels que le regard des gens, la difficulté qu'on peut rencontrer pour s'habiller, ou pour trouver un emploi. Il y avait vraiment des tas de points de vue à adopter, et Zita a décider d'adopter celui de la nourriture.

Donc rappelez-vous du début de l'émission, notre chère Zita va chez une dame obèse afin de calquer son régime alimentaire. A partir de là, plein de choses me viennent à l'esprit donc cet article risque de partir dans tous les sens et je m'en excuse d'avance. Donc si on part du principe de Zita, la meilleure façon de se mettre dans la peau d'une obèse, c'est de manger comme une obèse? Oui... mais non! Parce que d'une part, cette dame était certes obèse mais elle était surtout atteinte d'une maladie qu'on appelle "hyperphagie", c'est un trouble alimentaire au même titre que la boulimie ou l'anorexie. Les gens maigres ne sont pas tous anorexiques, les gens gros ne sont pas tous hyperphagiques... Donc NON, tous les obèses ne mangent pas une baguette au petit déjeuner et plus de 5000 calories par jour!

Je sais pas ce que c'est, mais ça a l'air immonde...

De plus, changer son régime alimentaire du jour au lendemain pour l'adapter à celui de cette dame ne lui aura en aucun cas permis de se mettre dans la peau d'une obèse. Son métabolisme n'est pas habitué à manger autant, donc forcément elle se sent mal tout au long de l'émission... Même moi, toute obèse que je suis, je me serais sentie mal en mangeant autant! Chaque personne a un métabolisme qui lui est propre. Je mange sans doute un peu plus que certaines personnes, quoi que Chéri qui fait 55 kilos mange autant que moi et ne grossit pas! Mais si du jour au lendemain, je décidais d'avoir le régime alimentaire d'une fille qui souffre d'anorexie, à part tomber dans les pommes ça ne m'apporterait rien. Pourquoi? Parce que je ne connaîtrais pas les souffrances de cette personne, les préjugés qu'on peut avoir à son égard, les regards, ou même les sensations qu'elle éprouve. Je ne sais pas ce que ça fait de ne pas pouvoir manger, ou de ne pas pouvoir prendre de poids et je ne le saurai sans doute jamais. Et Zita, c'est pas avec ses 4 kilos de plus qu'elle a pu juger de ce genre de choses concernant les personnes obèses. Elle s'est forcée à s'empiffrer pendant un mois, elle ne connait pas les problèmes qui poussent une personne à se tourner vers la nourriture, le fait de voir son corps grossir peu à peu, sans s'en rendre compte, voire même sans faire quoi que ce soit de particulier. Car oui, certaines personnes sont obèses et ne mangent pas excessivement, et OUI y en a même qui font du sport! Premier message de l'émission : l'obèse passe son temps à manger!

OMG! OMG! Je suis énorme!

Mis à part la dame du début, il y a eu il me semble deux autres intervenantes : une jeune fille ronde avec un petit-ami qui aimait ses formes, et une jeune fille qui avait énormément perdu de poids et qui devait subir une opération. Là encore, j'ai retenu quelques trucs en vrac! Je me rappelle que, quand on a vu la demoiselle ronde avec son amoureux, je me suis dit que finalement y aurait peut-être un message positif caché dans les abysses de cette émission. Qu'ils allaient nous montrer un garçon amoureux, et une fille heureuse. Nous montrer que tous les obèses ne sont pas dépressifs et désespérés. Mais en fait NON. La jeune fille ne peut pas avoir d'enfant à cause de son poids, et son copain veut des enfants mais ne veut pas qu'elle maigrisse. De plus, elle se sent moche et tente donc de se sentir sexy en faisant des photos dénudées. Je ne la jugerai pas sur ce dernier point car je pense réellement que la photographie peut nous apporter un autre regard sur nous-mêmes. Nous montrer comment les gens peuvent nous percevoir, et c'est souvent différent de la façon dont on se perçoit. Mais passons. Deuxième message de l'émission : l'obèse ne peut pas être heureuse en amour. Mais on commence à le savoir avec toutes ces émissions qui nous le rabâche à longueur de soirée...

Et pour appuyer ce point, on nous présente une jeune femme qui a perdu beaucoup de poids. C'est un peu l'héroïne de l'émission parce qu'elle a réussit à se débarrasser de son gras dégoûtant. Je ne la critique pas, je trouve que c'est une très bonne chose si cette personne est maintenant bien dans sa peau. Sauf que Zita nous la présente comme une femme avec une volonté d'acier alors qu'elle dit clairement qu'elle a perdu du poids suite à ses grossesses. En somme, elle n'a rien fait de particulier. Son métabolisme a tout simplement changé à ce moment-là et elle a perdu du poids. Mais l'émission sous-entendait clairement que cette femme, qui était femme de ménage parce qu'elle a rien pu faire d'autre comme métier à cause de son poids, qui était malheureuse à cause de son poids, va maintenant pouvoir être heureuse, avoir une belle carrière, et même un mari qui s'intéressera plus à elle qu'à son ordinateur! Troisième message de l'émission : l'obèse doit maigrir pour être heureux. 


"Maintenant que je suis obèse, je ne pourrais plus jamais
être heureuse et trouver l'amour..."


Et sinon, c'était quoi déjà le but de l'émission? Ah oui! Montrer qu'il est possible de devenir dépendant de de la nourriture. Et bien oui, c'est possible Zita. Sauf que pour ça, il faut avoir un parcours derrière. Il faut avoir vécu des évènements qui nous ont poussé à nous réfugier dans la nourriture à un moment donné. Evidemment, un évènement autre que celui de vouloir se faire du fric sur le dos de pauvres gens qui ont déjà bien du mal à se faire comprendre et accepter comme ça... Donc MERCI pour cette émission car grâce à toi Zita, lorsque je mangerai un morceau de pain dans la rue, ou une pâtisserie au self, tous ceux qui ont vu l'émission se diront que je ne fais que ça de la journée.

La prochaine fois que je regarderai une émission de Zita, ce sera lorsqu'elle se mettra «Dans la peau d'une VRAIE journaliste». En attendant, je suis grosse et ma foi pas si malheureuse que le laissent entendre toutes ces émissions :)
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mardi 6 mars 2012

Comment je suis tombée amoureuse d'Indochine!

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L'album Paradize +10 est disponible depuis le 12 Février dernier pour fêter les 10 ans de l'album Paradize. A cette occasion, je me suis rendue compte que je suis fan du groupe Indochine depuis autant de temps, et j'ai eu envie de vous parler du moment où je suis littéralement tombée amoureuse de ce groupe!

Visuel de l'album Paradize +10
(http://pinkwater.fr

Nous sommes donc en 2002, en Mars 2002 plus précisément et je vais faire 17 ans. Je connais Indochine de nom, je l'associe vaguement à un vieux groupe ringard qui chante Bob Morane, à cette époque je suis fan de Mylène Farmer. L'album Paradize fait une entrée fracassante avec une chanson qui inonde les chaînes de télé et les radios : J'ai demandé à la lune. J'aime cette chanson immédiatement, mais m'en lasse aussi rapidement. Cependant, le single suivant Mao Boy sort très rapidement et je tombe une fois de plus sous le charme. Il en sera de même pour les single suivant : Le Grand Secret en duo avec Melissa Auf Der Maur, Marilyn et Un singe en hiver écrit par Jean-Louis Murat. Mon amie Mélanie voyant à quel point j'appréciais la musique de ce groupe m'offre alors une place pour assister au Paradize Tour au Zénith Oméga de Toulon à l'occasion de mes 18 ans. Le 30 Mai 2003 a changé ma vie!

Paradize Tour - Acte III
C'était le dernier acte de la tournée, et j'y étais! J'ai découvert Indochine sur scène et je ne m'en suis jamais vraiment remise. Le concert n'était pas spécialement spectaculaire, moi qui adulais les show à l'américaine de la Mylène, mais c'était magique. Le groupe était là pour son public, disponible, chaleureux. J'ai pas eu une seule seconde l'impression qu'ils étaient là pour se montrer. Ils étaient humble, ils étaient reconnaissants. Je me suis reconnue en Indochine, ce qu'ils chantaient me parlait. A ce moment-là, je voulais que ça ne s'arrête jamais. Je voulais que ce concert dure encore et encore, et je pense qu'il dure dans ma tête et dans ma vie. Encore aujourd'hui, quand on me demande pourquoi j'aime Indochine (et je suis souvent incomprise), j'évoque ce concert et j'ai du mal à trouver les mots. Parce que ce que j'ai vécu ce soir-là, je crois que ça ne s'explique pas avec des mots, ça se ressent. 

Depuis, Indochine n'a jamais cessé de me suivre, j'ai assisté au Alice & June Tour et au Meteor Tour au Dôme de Marseille, et même au concert au Stade de France en 2010. J'ai découvert ce qu'ils avaient fait avant, j'ai suivi ce qu'ils ont fait après et je n'ai jamais été déçue. Leurs chansons me parlent quand je suis triste (She Night), quand je suis heureuse aussi (Marilyn). J'arrive toujours à me retrouver quelque part dans leur musique et je ne leur en serais jamais assez reconnaissante. Puis je dois avouer que je ne connais aucun autre groupe ayant une telle relation avec son public. Ils ont ce respect incomparable envers ceux grâce à qui ils sont là, et je pense que le public leur rend bien. A l'heure où les places de concert coûtent une fortune et où les CD se vendent de moins en moins, Indochine réussit à vendre des places à prix très raisonnable et à vendre autant de CD qu'avant, voire plus. C'est comme s'il y avait une sorte de compromis entre eux et les fans. 

En plus de ça, même s'ils ne sont pas du genre à participer à des oeuvres caritatives aussi connues que Les Enfoirés, il n'hésitent pas à oeuvrer de leurs côtés pour des causes qui leur tiennent à coeur (vente du single Un Ange à ma Table en version japonaise et de bracelets au profit du Japon, versement des droits d'auteur de la reprise de 3ème sexe par Les Enfoirés au Secours Populaire, Les Restos du Coeur n'ayant jamais répondu à la proposition de Nicola Sirkis).

Oli, Boris, Mr Shoes, Nicola et Mr Eliard

Voilà comment je suis tombée amoureuse d'Indochine, et pourquoi je le suis encore 10 ans après!
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