samedi 30 juin 2012

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran - Eric-Emmanuel Schmitt

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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
(paru en 2001 en France et en Belgique)

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Genres : Roman Initiatique, Contemporain, Français
Editions : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 75
Prix : 4,37€ sur Amazon

Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que je n'avais jamais eu l'occasion de lire. J'avais vaguement entendu parler de "La Nuit de Valognes" quand on étudiait le mythe de Don Juan en cours mais sans plus. Et je ne me suis jamais vraiment intéressée à lui, même si je le voyais dans pas mal de TTT chaque semaine. Finalement, c'est en discutant avec ma belle-mère de sujets disons d'actualité qu'elle m'a proposé de me prêter ce livre. Vu la taille de celui-ci, je me suis dit que c'était une expérience à tenter et que ça ne me prendrait que très peu de temps! Et en effet, en même pas une heure j'étais arrivée au bout de ses 75 pages. Sans regretter ma lecture que j'ai trouvé plutôt enrichissante.

Paris, années 1960. Momo, un garçon juif de douze ans, devient l'ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue pour échapper à une famille sans amour... Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n'est pas arabe, la rue Bleue n'est pas bleue, et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire...

A une époque où tout est prétexte pour se tirer dans les pattes, "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" est une petite bouffée de fraîcheur! Moïse est juif, Monsieur Ibrahim est arabe. Ou pas tout à fait puisqu'il vient du Croissant d'Or. Mais la rue Bleue n'est pas vraiment bleue non plus! En tout cas, une belle amitié née entre ces deux personnages que tout semble opposé. Une amitié au-delà de la différence d'âge, de milieu puisque Monsieur Ibrahim est épicier et le père de Moïse est avocat, et bien sûr une différence de culture, et de religion. Mais qu'importe? 

"Avec Monsieur Ibrahim, je me rendais compte que les juifs, les musulmans et même les chrétiens, ils avaient eu plein de grands hommes en commun avant de se taper sur la gueule."
- Moïse -

En 75 pages, on suit le passage de Momo de l'enfance à l'âge adulte mais on découvre également une belle philosophie de vie à travers les paroles de ce philosophe qu'est Monsieur Ibrahim. Et tout ça de façon très simple, voire enfantine mais touchante. Et comme je le disais, enrichissante. Car c'est ce genre d'histoires qui nous rappellent que les différences ne sont pas là pour nous séparer mais au contraire pour nous rapprocher et nous permettre d'ouvrir notre esprit à un monde beaucoup plus vaste qu'on ne saurait l'imaginer! Et je crois que s'il y avait plus de Monsieur Ibrahim, le monde tournerait sans doute plus rond :)

"Lorsque l'on veut apprendre quelque chose, on ne prend pas un livre. On parle avec quelqu'un. Je ne crois pas aux livres."
- Monsieur Ibrahim -

Je n'ai pas grand-chose de plus à dire sur ce roman si ce n'est que si vous avez l'occasion de vous le procurer, de l'emprunter à quelqu'un ou à la bibliothèque alors n'hésitez pas! Franchement, ça va prendre une heure de votre temps et vous ne serez pas déçus du voyage!

"Il y a des enfances qu'il faut quitter, des enfances dont il faut guérir."
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vendredi 29 juin 2012

[Wii] Pandora's Tower

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Pandora's Tower fait partie des trois grands RPG de la Wii avec Xenoblade Chronicles et The Last Story. Pourtant, force est de constater que malgré ses nombreuses qualités, Pandora's Tower n'est pas un RPG. Du moins pas au sens où on l'entend. Enfin, cette fois pas d'édition collector pour nous mais on ne va pas se plaindre étant donné que je l'ai eu en cadeau! Sans ça, je n'aurais probablement toujours pas eu les moyens de me l'offrir... Ce que je regrette le plus, c'est sans doute la Steelbox que je trouve particulièrement jolie. Aussi, si j'ai la chance de la trouver en occasion je n'hésiterai pas une seconde!

Edition Collector
Le jeu, la Steelbox et un Artbook

On regrettera quand même l'absence de l'OST qui contient pourtant quelques magnifiques musiques. Cependant, pour l'achat des 3 jeux cités précédemment (Xenoblade Chronicles, The Last Story et Pandora's Tower), il était possible de recevoir 3 pièces RPG de collection de la part de Nintendo!


Le jeu débute lors de la Fête de la Récolte où la jolie Elena, une prêtresse d'Eos, a été choisie pour chanter lors des festivités. Mais une explosion interrompt la fête et voilà Elena en fuite aux côtés d'Aeron. Les deux jeunes gens sont poursuivis par l'armée, et réussissent à lui échapper grâce à l'aide de Mavda, une mystérieuse vieille dame, qui les conduira dans un lieu sûr, un ancien observatoire déserté par l'armée. Mais ce n'est pas tout. Mavda leur apprend qu'Elena a été frappée par une malédiction symbolisée par une marqie dans son dos, et que si Aeron ne fait rien elle se verra transformée en monstre d'ici peu. Pour éradiquer la malédiction, Elena n'a d'autre choix que de manger la chair des maîtres des 13 tours, si toutefois Aeron arrive à venir à bout de chacun d'entre eux et lui rapporter la chair avant qu'il ne soit trop tard...

Nous voilà donc dans la peau d'Aeron, un héros pas très bavard mais néanmoins dévoué et bien déterminé à sauver sa belle. Le début du jeu peut paraître un peu niais, surtout au niveau de la relation entre Aeron et Elena. Relation qui dépendra du bon vouloir du joueur tout au long de cette aventure! En effet, c'est à nous qu'incombe de préserver le lien qui unit Elena et Aeron. Ou de le détruire. Sachant que c'est de cette relation que dépendra la fin du jeu. Il en existe cinq, et plus votre relation avec Elena est intime, mieux ce sera pour eux, et pour vous! Et la première chose à faire pour que tout se passe bien entre les deux tourtereaux, c'est de l'empêcher de se transformer en monstre en lui ramenant la chair des maîtres des tours, et de la chair de bêtes entre-temps. Au cas où vous êtes trop long à passer les donjons. Et plus ça va, plus ils sont compliqués alors mieux vaut bien gérer son temps! Car oui, le temps est limité et si on ne se dépêche pas, ce n'est pas la jolie Elena qu'on retrouve mais un monstre difforme. Il est aussi possible d'améliorer vos relations en offrant des cadeaux à la belle. Femme vénale!

Et bon appétit bien sûr!

Bref, si vous avez survécu aux scènes un peu glauques, voire dégoûtantes, vous voilà parti pour les tours. Au nombre de 13, le but est de libérer la porte du maître en brisant des chaînes. De plus en plus nombreuses. En résolvant des énigmes. Le principe est vraiment bien mais très très linéaire et répétitif. D'où le fait que j'ai du mal à considérer Pandora's Tower comme un RPG. Il n'y a rien à explorer, pas de quêtes annexes. On ne fait que des allers-retours entre l'observatoire et les tours. On ne rencontre personne, on combat seul du début à la fin. Si je devais comparer Pandora's Tower à un autre jeu, ce serait plus à God of War qu'à  Final Fantasy! Même le système de combat ne fait pas très RPG mais c'était déjà le cas dans The Last Story! Mais il est quand même bien pensé puisqu'en plus d'une arme, vous disposez d'une chaîne confiée par Mavda. Grâce à elle, vous pouvez attaquer vos ennemis, attraper des objets à distance, l'utiliser comme grapin, ou pour relier des éléments du décors entre eux... En somme, vous pourrez vous prendre pour le Chevalier d'Andromède! Et vous arracher quelques cheveux parce que la chaîne a parfois du mal à répondre à vos attentes et il faudra vous y reprendre à plusieurs fois pour atteindre certains endroits!

Nebula Chain!

Autre point négatif, le sac! On commence avec 30 emplacements libres, nos équipements prennent des emplacements, chaque objet prend un emplacement. Par exemple, si vous trouvez 7 médicaments, bah ça vous prendra 7 emplacements! Il est possible de laisser certaines choses dans un coffre à l'observatoire mais il faut toujours trier quoi garder quoi laisser. Heureusement qu'après, on peut améliorer la capacité de ce fichu sac en demandant à Elena de l'améliorer! Elle peut aussi cuisiner et coudre... Quel jeu machiste!

Femme soumise!

Le jeu se termine assez rapidement, pas tout à fait une vingtaine d'heures. Il est cependant intéressant de se lancer dans le New Game + qui permet d'acquérir une clé ouvrant des portes rouges dans chacune des tours et renfermant des objets plus rares. Par exemple, on y trouve de jolies tenues à offrir à Elena. Et puis c'est l'occasion de voir une autre fin! Nous, on a d'abord obtenu la fin A, puis ensuite la fin S! Et pour finir le jeu à 100% il faut offrir tous les cadeaux vendus par Mavda à Elena afin de voir toutes les "cut scenes" supplémentaires puis obtenir toutes les fins, même les pires, et donc refaire le jeu 5 fois! Mais déjà la seconde fois, vu qu'on garde notre équipement, expérience et contenu du coffre, qu'on connait les donjons et la façon de battre les maîtres, ça va super vite! Donc j'imagine qu'au bout de 5 fois, on fini le jeu en 3 heures...

Deux chaînes? C'est de la branlette!

En tout cas, graphiquement le jeu est très beau. Les décors, les personnages... rien à dire. Si ce n'est qu'ils se sont pas trop fait chier pour les donjons dont certains sont quasiment identiques. Mais bon, c'est beau alors on pardonne. Puis la musique. Elle est franchement magnifique. Je suis tombée sous le charme de celle des combats de maîtres. Par contre, j'ai du mal avec la chanson d'Elena. Sûrement parce que la voix originale japonaise ne correspond pas du tout avec le doublage anglais. Qui est très bien d'ailleurs même si c'est dommage qu'on ne puisse pas choisir entre le doublage anglais ou japonais. Ne serait-ce qu'en bonus pour avoir fini le jeu. Mais ce n'est pas le cas alors tant pis!





Pour avoir enchaîné le jeu deux fois d'affilé, c'est qu'on a aimé! Alors même s'il est pas parfait, et même si c'est pas le genre de RPG auquel on peut s'attendre, Pandora's Tower fait sans nul doute parti des grands jeux de la Wii. Ceux qui resteront dans les mémoires malgré la discrétion dans laquelle il est sorti. Et si on n'est pas motivés pour l'enchaîner une troisième fois pour l'instant, on a quand même très envie d'obtenir le score parfait alors il n'est pas exclu qu'on s'y remette tant qu'on est en vacances!
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mercredi 20 juin 2012

7 ans après... - Guillaume Musso

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7 ans après...
(Paru en 2012)

Auteur : Guillaume Musso
Genres : Contemporain, Romance, ThrillerFrançais
Editions : XO
Nombre de pages : 385
Prix : 20,80€ sur Amazon

Si je ne devais me rappeler qu'une seule chose de ce livre, c'est que je l'ai lu en Corse, au bord de la piscine, les pieds dans l'eau! Aussi, je ne vous cache pas que sa lecture a été douce et agréable pour moi. Bien que concrètement, des trois Musso que j'ai lu c'est celui que j'ai le moins aimé. Enfin, je dis ça mais je l'ai trouvé bien quand même, mais moins que Parce que je t'aime et La Fille de papier. Je dois dire que ces deux romans m'avaient étonnée, et même charmée. Je les avais trouvé très beaux, voire poétique. Cette histoire-là est plus dynamique, plus aventureuse et je ne m'y attendais pas (bien que la couverture aurait du me mettre la puce à l'oreille!).

Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s'aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy. Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l'amour. Au terme d'un divorce orageux, chacun obtient la garde d'un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite. Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l'autre. Jusqu'au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu'elle a de plus cher, Nikki n'a d'autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu'elle n'a pas revu depuis sept ans. 

J'avoue que j'ai d'abord été un peu déçue en commençant ce roman. Je le trouvais un peu trop réaliste, un peu trop terre à terre, en comparaison de ceux que je connaissais de l'auteur. Puis le héros, Sebastian, m'était antipathique. Je le trouvais ennuyeux comme la pluie! Mais ma grand-mère m'avait dit que c'était un beau livre, alors j'ai continué. Et j'ai découvert Nikki, l'ex-femme de Sebastian mais aussi son parfait opposé. Je l'ai tout de suite appréciée. Parce que c'est le genre de personnage qui me plait. Assez insouciante, libre, aventurière... Mais surtout sensible et fragile. Elle m'a beaucoup touchée. Et peu à peu, je me suis attachée à ces deux-là, à leur histoire. J'ai compris les comportements de chacun, j'ai presque pu me mettre à la place de Nikki et palper sa peur de n'être pas assez bien pour celui qu'on aime, son envie de fuir avant d'être abandonnée. J'ai presque cru que Guillaume Musso avait créé ce personnage sur mesure pour moi. Il me parlait... Puis il y a eut le personnage de Constance aussi, mais je vais éviter de trop en dévoiler ici.

"Nikki ne suscitait pas un amour serein et apaisant, mais plutôt une passion fiévreuse qui le rendait fou, totalement accro à sa peau, à son odeur, à son regard.Comme la pire des drogues, elle provoquait la dépendance dure et la souffrance."

Côté scénario, vous l'aurez compris, Musso nous livre cette fois un thriller! Avec sa part de romance certes, mais un thriller tout de même. Et je dois dire que c'est un genre qu'il maîtrise assez bien! J'ai trouvé qu'une fois de plus, son style d'écriture était agréable et facile à lire. Les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte et j'ai été étonnée de la modernité de ses termes et de ses thèmes lorsqu'il parle de Twitter, de Facebook, et même de jeux vidéo tels que World of Warcraft ou encore Donkey Kong Country! C'est bête mais en général, quand je lis des livres évoquant des sujets "geeks", j'ai toujours l'impression que l'auteur a entendu une expression quelque part et la ressort hors de son contexte alors qu'ici, et je me trompe peut-être, j'ai eu la sensation que l'auteur savait de quoi il parlait. Bon, j'imagine bien qu'il n'a pas joué à WoW ou DKC, mais il a au moins eu la décence de se renseigner sur son sujet avant de nous le servir. Puis il y a la romance. Pas la plus belle, ni la plus grande, mais peut-être la plus sincère. En tout cas, bien que parsemée au milieu d'une course infernale, l'histoire de Nikki et Sebastian m'a touchée. Peut-être parce que c'est cette folle aventure qui leur permet de revenir sur ce qui a brisé leur couple sept ans auparavant. 

"Je ne sais pas encore que je viens de rencontrer l'amour. Le seul, le vrai, l'incendiaire. Celui qui vous donne tout avant de tout vous reprendre. Celui qui illumine une vie avant de la dévaster pour toujours."

En tout cas, comme je le disais dans un récent TTT, Musso est vraiment un auteur à lire en été, les doigts de pieds en éventails! Même si Paris n'est pas la ville estivale par excellence, les descriptions de Guillaume Musso donnent envie de partir à la découverte de ces lieux si singuliers et qui paraissent presque pittoresques aux yeux d'une provinciale comme moi! Alors c'est décidé, la prochaine fois que je monte à Paris, je vais mettre un cadenas au Pont des Arts!

Crédit Photo : http://www.dire-jetaime.fr/
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samedi 16 juin 2012

[Anime] Trigun

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Nicholas D. Wolfwood, Vash the Stampede, Meryl Stryfe et Millie
(Et le chat!)

Trigun, c'est le genre d'animés que tu te dois de voir si t'es un vrai gros fan de japanimation. Un incontournable au même titre qu'Hellsing, Cowboy Bebop, Evangelion ou encore Escaflowne. Et comme de ce côté-là, je suis très très à la traine (je n'ai vu qu'Hellsing), j'ai décidé de rattraper un peu mes lacunes en commençant par Trigun, un animé de 26 épisodes mêlant la science-fiction et le western! Un univers assez singulier mais qui m'a laissé un arrière-goût plutôt mitigé.

Connu sous le nom du Typhon Humanoïde et craint de tous pour avoir détruit des villes entières sur son passage et avoir commis d'horribles crimes, Vash the Stampede est recherché pour la modique somme de 60 milliards de $$. Il est également recherché par deux agents de la société d'assurance Bernardelli, Meryl Stryfe et Millie, chargées de l'empêcher de faire plus de dégâts. Mais tandis que les deux jeunes femmes s'apprêtent à partir à la recherche d'une brute sanguinaire, elles vont tomber sur un jeune homme maladroit, lubrique, à l'air éberlué et surtout très loin d'être capable d'avoir commis tous les crimes dont on l'accuse. 

J'ai d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. J'ai trouvé les premiers épisodes longs, sans grand intérêt. On suit Vash the Stampede à travers plusieurs petites histoires qui nous permettent de mieux faire connaissance avec lui et les autres protagonistes : Meryl, Millie et Wolfwood. Pourtant, c'est dans la seconde moitié de l'animé qu'on en apprend plus sur tout ce petit monde, et c'est là que ça devient vraiment intéressant. On fait alors connaissance avec des personnages attachants, et plutôt recherchés. Vash a la classe, c'est indéniable. C'est un personnage que j'ai adoré de par ses multiples facettes. Il cache un passé douloureux et pourtant, il est très optimiste et j'ai beaucoup aimé sa vision des choses. Il m'a fait beaucoup rire, parfois pleurer. Et surtout, il est très humain... L'autre personnage charismatique, c'est Wolfwood. Brun, mystérieux, on ne sait pas grand-chose de lui mais son personnage m'a fascinée. Peut-être tardivement. Concernant Meryl et Millie, elles sont un peu plus effacées. Pourtant, elles m'ont toutes les deux touchée, chacune dans un épisode en particulier. Mon regard a un peu changé sur elles au fil des épisodes.

Millie et Meryl

Côté scénario, comme je le disais c'est un peu long à démarrer. Puis ça va un peu trop vite quand ça devient intéressant. Du coup, on a vraiment des épisodes très inégaux, certains qui frôlent la lourdeur, et d'autres la perfection. Et c'est dommage car Trigun avait vraiment un gros potentiel de départ qui, à mon goût, a mal été exploité. On retrouve d'ailleurs cette inégalité au niveau de la qualité de l'animation dont certaines scènes trahissent l'âge de l'animé alors que d'autres auraient pu encore passer dans des animés actuels. En revanche, rien à dire sur l'OST qui transcrit parfaitement l'ambiance à la fois drôle et oppressante de Trigun. Le mélange du western et de la science-fiction. L'opening (H.T.) et l'ending (Kaze wa Mirai ni Fuku) en sont d'ailleurs de bons exemples. J'ai eu un peu de mal avec au début, puis j'ai fini par les apprécier!

Quoi qu'il en soit, et malgré un avis mitigé, j'ai passé un agréable moment devant Trigun et je ne regrette pas de l'avoir regardé ne serait-ce que pour avoir fait connaissance avec des personnages inoubliables!
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vendredi 15 juin 2012

Je te promets - Michael Sucsy

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Je Te Promets
Film Américain
Réalisé par Michael Sucsy
Titre Original : The Vow
Année : 2012
Durée : 1h44
Avec : Rachel McAdams, Channing Tatum, Jessica Lange, Sam Neil, Jessica McNamee, Scott Speedman...

Pendant les vacances, j'étais loin de Chéri et donc en manque de mes doses de niaiseries quotidiennes. Comme j'avais entendu beaucoup de bien de ce film et que visiblement, ma petite cousine tient de moi pour ce qui est des films à l'eau de rose, on a décidé de le regarder ensemble. Et on a toutes les deux passé un bon moment devant cette production qui n'est pas sans rappeler N'oublie jamais, d'autant plus que l'héroïne est interprétée par la même actrice : Rachel McAdams! Décidément, la belle a le don de jouer dans des films romantiques qui se démarquent du reste de la production hollywoodienne puisqu'ici encore, nous assistons à une très belle histoire plus qu'émouvante et qui est, qui plus est, inspirée de faits réels. Mais avant de vous dévoiler mes impressions plus en détail, voyons ensemble de quoi ça parle!

Paige et Leo étaient un jeune couple heureux, jusqu’à l’accident… Si Leo s’en sort indemne, Paige se réveille de son coma en ayant tout oublié des cinq dernières années de sa vie. Elle n’a plus aucun souvenir de Leo ni de ce qu’ils ont vécu. Son mari est un inconnu… 
 Paige découvre une vie dont elle ignore tout – la sienne. Elle se croit encore fiancée à Jeremy, un homme d’affaires toujours amoureux d’elle, et a beaucoup de mal à accepter Leo et son style de vie bohème…
 Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Leo va perdre la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de recommencer à zéro et de reconquérir Paige comme s’ils venaient juste de se rencontrer. Un grand amour peut-il naître deux fois ?

Je suis très fleur bleue et je suis toujours fascinée par ce que l'amour, le véritable amour, peut accomplir. Et quand je regarde un film romantique, j'aime assez me mettre dans la peau du personnage et imaginer que je vis la même histoire. Enfin, celle-ci est très triste et je n'ai pas envie d'avoir un accident de voiture. Mais si ça m'arrivait, j'aimerai que Chéri soit capable de surmonter ça de la même façon que Leo. Qu'il continue de m'aimer et qu'il tente de me reconquérir. Je trouve que c'est une preuve d'amour absolument magnifique. D'ailleurs, en parlant de Leo, je ne connaissais pas du tout cet acteur qu'est Channing Tatum (c'est un drôle de nom!). Et c'est une bien belle découverte! Je l'ai trouvé parfait dans son rôle, vraiment très touchant du début à la fin. Il a un regard toujours très expressif, il dégage très bien l'amour que peut ressentir Leo pour Paige, même quand celle-ci est froide et indifférente. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Paige. Elle vit un moment difficile mais avec tout ce que Leo fait pour elle, pour ne pas la brusquer, pour l'aider... Je la trouve souvent un peu injuste envers lui... Mais on ne peut rien reprocher à Rachel McAdams cependant, toujours aussi jolie et avec son sourire à tomber! 

Le moment où tout a basculé...

Comme je le disais plus haut, le scénario est inspiré de faits réels. Mais au-delà de ça, ce que j'ai aimé dans Je te promets, ce sont les questions que posent le film. Peut-on retomber amoureux d'un homme dont on a tout oublié? Peut-on encore aimé une femme qui a oublié qui elle était, et qui a changé à ce point? Alors oui, c'est vrai que c'est plein de bons sentiments, que c'est le genre de film qui ne sert qu'à faire pleurer dans les chaumières, mais moi j'ai envie d'y croire. De croire à cet amour qui surmonte des épreuves auxquelles on n'aurait jamais pensé devoir faire face. Et donc, je me suis laissée emporter par ce film que j'ai trouvé vraiment très beau, et même très réaliste concernant les réactions des personnages. Même si je dis plus haut que Paige est injuste, je pense que la force du film réside aussi en ce que ce ne soit pas si facile que ça de renouer une relation, aussi profonde fut-elle, quand on a oublié 5 ans de sa vie. Si Paige était retombée tout de suite dans les bras de Leo, la crédibilité en aurait pris un coup! Le seul petit point négatif que j'aurai envie d'évoquer ici, c'est peut-être la pseudo-intrigue relative à la famille de Paige. Je l'ai trouvé assez inutile, comme si elle était juste là pour combler un quart d'heure de film en plus...

Paige à la recherche de son passé...

Quoi qu'il en soit, si vous êtes autant amateurs de films romantiques que moi, si vous n'avez pas pu vous empêcher de sortir les mouchoirs devant N'oublie Jamais, Roméo + Juliette, P.S. I Love You ou encore Sweet November, alors n'hésitez plus et lancez-vous dans le visionnage de Je te promets! Et je vous promets que vous ne serez pas déçu(e)s ;)






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samedi 9 juin 2012

Et un article "gnangnan"! Un! Et j'assume!

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En attendant les résultats, je bouquinais les pieds dans l'eau!

Avant de partir en vacances, je vous parlais de mes petites appréhensions concernant mon année de fac [ici]. Et avec tout ça, j'ai oublié de vous en reparler! Les résultats ont été affichés le 30 Mai pendant que je me dorais encore la pilule en Corse. Heureusement, j'ai pu compter sur mes petits camarades pour me tenir au courant de la situation et m'annoncer que j'ai bel et bien validé mon année!

Je suis donc officiellement en vacances puisque j'échappe à la case rattrapage. Mais bon, il faut l'avouer, ce second semestre n'a pas été des plus glorieux. J'étais tellement préoccupée par mes problèmes personnels que j'ai mit les révisions de côté. J'en suis pas fière mais je compte bien rattraper tout ça l'année prochaine et me donner à fond.

Je ne sais toujours pas où je serai d'ailleurs mais ça m'inquiète un peu moins. Cela dit, si je ne continue pas mon cursus à Bayonne il y a certaines choses qui vont me manquer. Le World Burger, certains profs dont j'ai adoré les cours, mais aussi et surtout quelques personnes. Je pensais sincèrement que cette année serait difficile pour moi au niveau de l'intégration. Prendre des cours avec des gens qui ont en moyenne 7 ans de moins que moi, ça ne m'enchantais guère... Pourtant, j'ai rencontré des gens adorables et j'ai même réussi à me faire une amie. C'était pas prévu au programme parce que je voulais pas vraiment m'attacher à des gens mais quand on la connait on ne peut pas faire autrement.


On a galéré ensemble toute l'année, on a bossé, on a foiré le latin, on a rigolé, on a fait des exposés, des sorties, des photos, on s'est rendu des services et on a même des projets ensemble! Je parle bien évidemment d'Emilie, la seule et l'unique, du blog Mode by Emy (que je vous invite à découvrir) avec qui j'ai passé une année vraiment géniale! Et d'un côté, j'espère que ça continuera l'année prochaine parce que c'était quand même vraiment cool :)

Mais d'ici là, on a tout un été pour concrétiser nos projets communs et s'éclater ensemble \o/
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mercredi 6 juin 2012

Un Monstre à Paris - Eric Bergeron

6 commentaires
Un Monstre à Paris
Film d'animation Français
Réalisé par Eric Bergeron
Année : 2011
Durée : 1h22
Avec les voix de : Vanessa Paradis, -M-, Gad Elmaleh, François Cluzet, Bruno Salomone...

Pas spécialement fan de Vanessa Paradis et encore moins de -M-, j'ai quand même décidé de passer outre mes à priori pour regarder Un Monstre à Paris. Faut dire que des films d'animation français en images de synthèse, y en a pas des masses et j'étais curieuse de voir où on se situait dans ce domaine. D'autant plus que je suis aussi loin d'être une adepte du cinéma français en général! En somme, tous les ingrédients étaient réunis pour que je fasse une critique acerbe de ce film. Et pourtant non. A vrai dire, j'ai été agréablement surprise et j'ai passé un bon moment devant Un Monstre à Paris. Peut-être parce que justement, je m'attendais au pire?

Paris, 1910. Une étrange créature terrifie la Capitale. Emile et Raoul, deux hommes que tout oppose et que rien ne prédispose à l'aventure, se retrouvent propulsés dans la chasse au Monstre. Une épopée virevoltante qui les conduira à se découvrir eux-mêmes, trouver l'amour et faire voler en éclat les apparences. Car le Monstre est-il celui que l'on croit?

Pour commencer, ce qui me rebutait le plus : le doublage! Ça a été la grosse bonne surprise puisqu'autant Vanessa Paradis que -M- m'ont convaincue qu'ils n'étaient pas là par hasard. J'aime certaines chansons de Vanessa Paradis mais je ne supporte pas -M-. Pourtant, j'ai découvert ici qu'il a vraiment une voix magnifique. Je n'aime tout simplement pas ce qu'il chante mais je trouve qu'il gère divinement bien le doublage de Francoeur. Son timbre de voix est très doux et assez singulier, et il se mêle très bien à la voix tout autant unique de Vanessa Paradis. On retrouve également la voix de Gad Elmaleh, un comique que j'aime particulièrement et qui lui aussi est très convainquant. En bref, c'est déjà du tout bon côté doublage! Mais est-ce que le reste est à la hauteur? Et bien la réponse est plutôt positive!

Francoeur et Lucille
La coiffure ne m'est pas inconnue!

Côté scénario, ça reste assez simple. Rien de très folichon mais ça se laisser regarder facilement. Peut-être grâce aux graphismes tout à fait correctes pour les personnages et vraiment très beau pour la représentation du Paris des années 10. C'est un des points forts du film qui retranscrit bien cette époque et qui nous plonge dans une ambiance très poétique et très drôle à la fois. J'aurai tendance à dire que tout est assez bien dosé, qu'il s'agisse des chansons, des situations drôles, de la romance ou des scènes mélodramatiques. On ne tombe jamais dans le trop. Et je pense que, bien que je ne considère pas Un Monstre à Paris comme un film incontournable, c'est ce qui m'a permis de vraiment l'apprécier et de passer un bon moment. Et, par la même occasion, de renouer un peu avec le cinéma français bien qu'il ne s'agisse pas vraiment d'un film ici.
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